Abattoir d’Arles : projet de reprise porté par l’ACCM et le Département

Publié le 23 avril 2019

La session de printemps de la Chambre d'Agriculture a permis de faire un focus sur l’élevage, une filière moderne dans le département, qui se distingue dans l’hexagone par la stabilité de ses cheptels, en nombre de têtes et en nombre d’exploitations. Autre spécificité du secteur, une structuration qui regroupe l’ensemble des filières (caprins, ovins et bovins), au bénéfice des services apportés aux exploitants. Comme le rapportait Sébastien Attias, le directeur du Groupement de défense sanitaire (GDS), cette organisation a permis à la profession, depuis une dizaine d’années, d’être en pointe en matière de gestion sanitaire, d’accompagnement technique comme d’innovation, mais aussi de dynamisme sur l’installation, en caprins notamment.

Aujourd’hui cependant, la filière élevage du département doit faire face à une problématique majeure, avec la mise en situation de redressement judiciaire, depuis le 13 avril 2018, de son seul abattoir. Mais c’est un message plutôt porteur d’espoir que Lucien Limousin, le maire de Tarascon et vice-président du Département délégué à l’agriculture, a délivré à la profession. Il a d’abord rappelé que l’abattoir d’Arles était “essentiel pour la pérennité des filières d’élevage du département”. Aussi, l’ACCM (Communauté d'agglomération Arles Crau Camargue Montagnette), a souhaité se porter acquéreur de l’immobilier d’entreprise de l’outil (estimé à 3,6 millions d’euros) avec le soutien du Département, conforté dans cette opération par la loi NOTRe, qui lui permet d’intervenir au nom de la solidarité territoriale.

Les nouveaux propriétaires ont donc proposé de mettre en place un ‘bail sec’, qui permettra à une société, composée d’éleveurs et de metteurs en marché, de gérer le quotidien, sur la par­tie abattage uniquement. Celle-ci pourrait voir le jour très prochainement, sous le contrôle du tribunal de commerce. De nouvelles perspectives s’ouvrent pour l’élevage du département. Alors que l’abattage est tant décrié ces derniers temps dans les médias, la profession, qui en est consciente, a vivement remercié les collectivités pour leur implication sur ce dossier. Les clés de l’opération sont dans les mains du tribunal de commerce.

Emmanuel Delarue


Autres productionsElevageElevage abattoir abattage