COOPÉRATION AGRICOLE SUD - Se projeter dans l’après-Covid

Publié le 06 juillet 2021

Le volet environnemental a été abordé lors de l’assemblée générale de la Coopération Agricole Sud, le 25 juin dernier. Un partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture a été noué dans ce sens, avec l’objectif “d’aider les filières à mener à bie

Après une année d’interruption pour cause de crise sanitaire, la Coopération Agricole Sud a de nouveau réuni ses adhérents vendredi dernier – en visioconférence – pour son assemblée générale annuelle.

Signe d’un presque retour à la normale après une année 2020 hors norme, l’assemblée générale de la Coopération Agricole Sud s’est déroulée quasiment comme à l’accoutumée, mais sans contacts physiques entre les personnes présentes, invitées à dialoguer en visioconférence... et à voter électroniquement. C’est donc dans le cadre d’une assemblée générale “dématérialisée“ que présidents, directeurs et administrateurs de coopératives de la région ont néanmoins pu échanger sur l’année écoulée, “marquée par le Covid-19, avec ses conséquences sociales et économiques sans précédent“, comme l’a rappelé Stéphane Honorat, son président, dans son rapport moral. Une période compliquée durant laquelle la Coopération Agricole Sud s’est pour autant “pleinement investie dans la gestion de la crise, en maintenant un lien continu avec l’ensemble des coopératives agricoles (...), afin de leur apporter un soutien moral, de s’assurer de leur santé économique et sociale, mais aussi de les accompagner à déployer leur capacité de résilience, pour faire face à cette situation inédite“, selon Stéphane Honorat.

Le président de la Coopération Agricole Sud est également revenu sur les projets initiés ou poursuivis lors de l’année précédente, à commencer par “la baguette 100 % Sud“ ‘Lou pan d’ici’, présentée au Salon international de l’agriculture de Paris, en 2020. Le projet – qui rassemble l’ensemble de la filière blé tendre, de l’amont à l’aval (coopératives céréalières, meuniers, boulangers), avec l’ambition d’apporter une juste rémunération de l’agriculteur – poursuit sa montée en puissance, avec plus de 160 boulangeries artisanales proposant désormais cette baguette ‘made in Paca’, en région, s’est félicité Stéphane Honorat. L’initiative et la méthodologie déployée seront d’ailleurs dupliquées pour la création d’une nouvelle filière courte régionale, dédiée cette fois aux producteurs d’orge et de malt et aux microbrasseurs de Paca, qui font état, de longue date, de la difficulté à s’appuyer sur une production locale pour leurs approvisionnements en matières premières.


L’offre régionale mieux mise en avant

Dans le même ordre d’idée, le président de la Coopération Agricole Sud a évoqué le lancement prochain d’un catalogue de produits coopératifs régionaux, “en réponse à la demande des consommateurs en produits locaux et de qualité“ et dans le droit fil de la loi Égalim, “dont les objectifs sont l’équilibre des relations commerciales“. Cet appui au sourcing local s’adressera aux coopératives ayant un magasin de vente directe, mais aussi au secteur de la restauration collective, de l’industrie agroalimentaire et à celui de la grande distribution, “afin de mettre en avant l’offre régionale, à l’heure du consommer local“.

Le volet environnemental a également été abordé, via la démarche Haute valeur environnementale. Un partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture a été noué dans ce sens, avec l’objectif “d’aider les filières à mener à bien leurs réflexions, notamment via la sensibilisation et la recherche de mutualisation, tout en les encourageant à l’engagement collectif“, a indiqué Stéphane Honorat.

Par ailleurs, un dernier axe de travail, en réponse aux attentes sociétales des consommateurs, a été présenté. Il s’agit de ‘REGAL’im’, le réseau de lutte contre les pertes et gaspillages alimentaires, déployé en région depuis un an et demi, et auquel plus de 130 acteurs participent. Ce réseau intervient autour de grandes thématiques, dont la lutte anti-gaspillage en restauration hors domicile et le don agricole et alimentaire.
Enfin, moins consensuel, le projet de fusion avec les fédérations des caves viticoles des Bouches-du-Rhône et du Var semble toucher à sa fin. “Nous sommes maintenant dans un cadre d’organisation et de finalisation de ce projet. Des éléments importants sont encore à écrire, mais la perspective de voir un rapprochement entre nos trois entités semble sur une bonne voie“, a indiqué le président de La Coopération Agricole Sud, en appelant leurs homologues de la fédération des caves viticoles du Vaucluse “à rejoindre la réflexion, afin de co-construire une force coopérative régionale“. 

Julien Dukmedjian

 

La Coopération Agricole Sud en pointe sur la formation

Nous avons obtenu la certification Qualiopi, attestant de la qualité de notre service“ en matière de formation, s’est félicité le président de la Coopération agricole Sud, Stéphane Honorat. Selon ce dernier, sa structure “portera désormais les formations de cinq autres régions de La Coopération Agricole“, dans le cadre de la création d’un organisme de formations unique à l’échelle nationale.

 

Les chiffres clés

• 280 coopératives agricoles

• 360 Cuma

• 6 000 salariés

• 1,5 milliard d’euros de CA