“Donner du sens au projet d’une société en perte de repères”

Publié le 22 janvier 2019

Claude Rossignol, entouré des élus locaux, pour sa dernière cérémonie des vœux institutionnels en tant que président de Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône.

Le président de la Chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône a présenté ses vœux le 14 janvier dernier à Aix-en-Provence. Cette cérémonie revêtait un caractère particulier pour Claude Rossignol, qui l'organisait pour la dernière fois, après six années de présidence à la Chambre d'agriculture du département.

La traditionnelle cérémonie des vœux institutionnels de la Cham­bre d'agriculture s'est déroulée le 14 janvier dernier à la Maison des agriculteurs, en présence de nombreux élus locaux et personnalités politiques. Comme chaque année, il s'agissait, pour le président Claude Rossignol, de parcourir, à travers ses vœux, le secteur agricole sur les plans économique, politique et environnemental, en se projetant sur les enjeux à venir. Ce moment de l'année, propice à son bilan de mandature, d'engagement et de travail à la Chambre d'agriculture, lui a permis d'évoquer des thèmes qui lui sont chers, et de rappeler le soutien indéfectible de son équipe d’élus et de collaborateurs au cours de son mandat.

Bilan non exhaustif

Comme il l’expliquait, durant ces six années, la place de l’agriculture n’a jamais autant été remise en cause, pourtant, “à chaque crise qui a frappé les filières, vous avez été présents”, évoquant notamment les “2 millions d’aides con­joncturelles obtenus pour les fruits et légumes, le sauvetage de La Pugère, la gestion de la fièvre catarrhale ovine, de la grippe aviaire, l’accompagnement des éleveurs impactés par la pollution des Coussouls de Crau et les rave-party en 2015 et 2017, ou encore dans la défense des intérêts de notre agriculture”.

Pour le président Claude Rossignol, les combats n’ont pas été vains. Ils ont surtout permis de porter des projets de développement agricole d’envergure. Ainsi, “3 500 ha de terres agricoles ont été défendus, 2 fonds de compensation ont été mis en place sur Arles et sur Aix, un million d’aides aux investissements a été obtenu en agriculture biologique, sans parler du soutien de la démarche de l’AOP Brousse du Rove ou du développement, avec les Ceta, d’un plan de relance de la filière maraîchage et des cultures sous abris”.

Le président de la Chambre d’agriculture n’a pas manqué, non plus, de saluer le rôle et l’action des partenaires de l’organisme consulaire sur de nombreux dossiers. Le Conseil départemental, la Métropole Aix Marseille et ses territoires, le Pays d’Arles et ses Intercommunalités, le Min des Arnavaux et celui de Châteaurenard, les différents organismes agricoles, sans oublier les services de l'Etat (Préfecture, DDTM) souvent brocardés, mais toujours présents. C’est avec eux que l’action départementale de la Chambre d’agriculture a aussi pu atteindre ses objectifs.

Pour le président sortant, d’importantes missions attendent encore l’institution départementale. Dans son action elle doit continuer de porter les enjeux de la profession et défendre l’agriculture. Dans “l’aménagement des territoires, pour la création de richesse et d’emplois, pour la sécurité et la souveraineté alimentaire, la préservation de la ressource en eau et de la biodiversité, etc.” Autant de raisons d’inciter les reponsables professionnels à voter lors des élections des Chambres d’agricultures qui s’annoncent.

“La nouvelle équipe à la tête de la Chambre sera d’autant plus légitime pour peser sur les décisions politiques, ou nouer des partenariats de développement économique ou territorial, que le taux de participation aura été élevé”, insistait Claude Rossignol.

Dans son discours fédérateur et plein d'espoirs, le président Rossignol ne sous estimait pas les contraintes qui pèsent lourdement sur la compétitivité des exploitations et l’agriculture méditerranéenne. “Les grandes mutations de notre époque nécessitent adhésion et accompagnement. Le monde agricole ne fait pas exception. Tandis qu’il doit faire face à un contexte concurrentiel de plus en plus vif, il attend, avant toute chose, que les enjeux économiques fondamentaux auxquels il est confronté soient pris en compte”.

Emmanuel Delarue


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