Millésime bio : 15 000 mises en relation en trois jours

Publié le 09 février 2021

Face aux demandes des exposants d’avoir d’autres opportunités pour trouver de nouveaux clients, le salon rouvrira ses portes les 18 et 19 mars (@SudVinBio).

Pour une première, l’association SudVinBio tire un bilan positif, même si des réglages s’imposent par rapport à la plateforme créée pour l’occasion de ce salon digital, du 25 au 27 janvier derniers. Elle prévoit aussi un deuxième round, les 18 et 19 mars pour offrir de nouvelles opportunités aux exposants et présenter les futurs lauréats du ‘Challenge Millésime Bio 2021’.

Le saut vers l’inconnu dans lequel s’est "jetée" l’association SudVinBio, en organisant dans un laps de temps record son salon 100 % digital, s’est plutôt bien passé. Avec

1 004 exposants et plus de 3 000 visiteurs (1 100 visiteurs en moyenne par jour) venant de 52 pays, et 15 000 mises en relation, le résultat est plus qu’honorable. Si le nombre de visiteurs s’est réduit de moitié par rapport au salon 2020 en présentiel (6 850 en 2020), "le panel de visiteurs était plus qualitatif et a permis à des importateurs de petite et moyenne tailles d’y participer. Même si cela représente des marchés de niche, leur présence a offert des opportunités aux exposants, ce qui est important en cette période difficile pour eux en raison du contexte sanitaire et économique", relève Jeanne Fabre, présidente de la commission technique Millésime Bio en charge de l’organisation du salon.

Les autres éléments de satisfaction, outre le maintien d’une majorité d’inscriptions en dépit de la déclinaison digitale du salon (1 004 exposants sur 1 300 préalablement inscrits), sont également la présence de 150 nouveaux exposants, et des visiteurs venant de l’étranger en plus grand nombre, avec, en tête des pays acheteurs, l’Allemagne, la Belgique, le Canada et les États-Unis. D’ailleurs, devant un afflux de visiteurs américains, le dernier jour du salon, le 27 janvier, l’organisateur a décidé de fermer les portes à 23 h 30 au lieu de 18 h, comme prévu initialement. En revanche, pour ce qui est des acheteurs français, ils ont été bien moins présents que d’ordinaire. "Il n’y avait aucun intérêt pour eux de venir sur le salon, car ce sont des clients habituels des exposants", relativise la présidente. 

Nouveaux contacts à l’export

Enfin, sur les 15 000 mises en relation, 5 000 rendez-vous ont été pris et 10 000 conversations ont été entamées, par le biais de messages laissés sur le tchat et d’appels en visioconférence. Aux vignerons à présent d’envoyer leurs échantillons et de maintenir les contacts établis sur les trois jours du salon. Alors, même si la plateforme a connu quelques dysfonctionnements – "on savait qu’il y en aurait", dit-elle – avec notamment une mauvaise qualité des visioconférences, et un arrêt total d’une heure dans la matinée du lundi 25 janvier, "nous sommes vraiment contents du salon car, du côté de l’export, de nouveaux contacts ont été pris, et nous avons de bons retours à ce sujet, comme sur l’esthétique du salon, qui est assez similaire au salon physique. Celui-ci reste donc une vraie réussite en termes de mises en relation pour les affaires et de ventes de vins", commente-t-elle. Si la copie est à revoir, notamment pour avoir un outil de visioconférence à la hauteur, le respect des données privées a bel et bien été garanti, selon l’organisateur du salon. 

Nouveau rendez-vous en mars

Pour transformer l’essai et offrir de nouvelles opportunités aux exposants déjà inscrits, et à d’autres qui seraient tentés par l’expérience du salon digital, la commission technique Millésime Bio a décidé de rouvrir la plateforme les 18 et 19 mars prochains. L’accès à ces deux nouveaux jours sera gratuit pour ceux ayant déjà exposé fin janvier. Pour ceux qui n’ont pas participé, bien que le ticket d’entrée n’ait pas encore été fixé, il pourrait être le même que celui arrêté lors de l’inscription en janvier, soit 290 € (c’était gratuit pour ceux ayant maintenu leur inscription pour le salon physique 2021 reporté au 24, 25 et
26 janvier 2022, ndlr).

Si la plateforme numérique sera rouverte en mars prochain, l’idée n’est pas cependant de la maintenir ouverte à longueur de temps. "Il faut garder le côté événementiel d’un salon. La vocation de SudVinBio est d’avoir un salon physique, pas d’animer une plateforme à l’année. La plateforme pourrait cependant être maintenue dans une forme plus ou moins ponctuelle", explique Jeanne Fabre. Son souhait ? Que leur expérience inspire d’autres acteurs de l’événementiel, notamment de salons de vins bio, mais pas seulement. 

Florence Guilhem


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