Loup : l’angoisse d’un nouveau petit chaperon rouge

Publié le 26 avril 2019

Désormais, le loup s’invite en plaine, au plus près des habitations. “Avec cette présence en zone périurbaine, désormais c’est la peur du petit chaperon rouge qui domine”, souligne le secrétaire général de la FRSEA Paca, Patrick Lévêque. Dans la région, on dénombre également de plus en plus d’attaques sur les chiens et chats. “Chiens et loups sont des canis lupus, assez proches biologiquement. Quand le loup arrive sur un territoire, il attaque le chien qu’il considère comme son principal ennemi.” Lors de cette assemblée générale, la vice-présidente de la Région, Eliane Bareille, a partagé les informations qu’elle venait de recueillir auprès de la préfecture, et a annoncé la sortie prochaine d’une carte de zones ‘zéro’, ce qui a fait bondir Sandrine Hauser, référente du dossier loup à la FNSEA. “Je suis contente d’apprendre que le plan loup avance alors que nous n’avons été ni avertis, ni consultés, alors que je fais partie du groupe national loup !” Dans ces zones ‘zéro‘, les tirs devraient être facilités, avec la présence de trois chasseurs accompagnant l’éleveur. Le territoire délimité devrait comprendre les Alpes-de-Haute-Provence, une partie importante des Alpes-Maritimes, une partie des Hautes-Alpes, un peu du Var, avec le plateau de Canjuers et le Haut-Var, et une partie du Vaucluse. Y seront autorisés les tirs mixtes, simples et renforcés. Le taux de natalité du loup dépassant les prélèvements, on ne peut qu’anticiper une situation de plus en plus complexe. Sachant que le budget dédié à la prédation est pris pour les deux tiers sur celui du ministère de l’Agriculture, et non de l’Environnement. “C’est une aberration”, renchérit le président de la FRSEA Paca, Jean-Paul Comte.

M.S.


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